Le Bigaradier, Oranger amer ou Orange de Séville (Citrus aurantium L., 1753) est une espèce d’arbres de la famille des Rutacées (agrume). Le fruit – la bigarade ou orange amère – les feuilles, les rameaux et la fleur parfumés ont de nombreuses applications pharmaceutiques, alimentaires et en parfumerie, c’est également un arbre décoratif et un porte-greffe.

C’est à l’origine un hybride entre les progéniteurs primitifs1 du pamplemoussier Citrus maxima et du mandarinier Citrus reticulata.

Selon les variétés le fruit est plus ou moins rugueux et plat, la pulpe (contenue dans 10 à 12 quartiers) est amère. Il est plus petit (7 à 8 cm de diamètre) que l’orange douce, de couleur orange parfois teintée de vert ou de jaune. Il contient beaucoup de pépins.

Utilisations

Le fruit du bigaradier est surtout utilisé en conserve ou cuit (confiture, sirop, marmelade). La marmelade d’orange est faite uniquement à partir de l’orange amère et non de l’orange douce.

Très parfumée, la fleur de bigaradier sert à la fabrication de l’absolu de fleur d’oranger, de l’eau de fleur d’oranger et de l’essence de néroli utilisée en parfumerie et pour aromatiser les aliments. Ces extraits contiennent une forte proportion d’anthranylate de méthyle responsable de la note typique de la fleur d’oranger amer. Les rameaux sont utilisés pour la fabrication de l’essence de petit grain bigarade, une huile essentielle riche en acétate de linalyle.

Du zeste du fruit on extrait l’essence d’orange amère par exemple utilisée pour la fabrication du triple sec, d’amers, du Grand Marnier et du Cointreau, dont on trouve des plantations notamment en Haïti du côté du Cap-Haïtien.

Dans le sud-est de la France, on utilise les fruits en macération dans du vin (blanc, rosé ou même rouge) additionné de sucre et d’alcool pour confectionner un apéritif : le vin d’orange.

À Malte, où le bigaradier a été introduit avant l’oranger, la bigarade est aujourd’hui utilisée dans la fabrication du soda maltais, le Kinnie, ce qui lui donne son amertume caractéristique.

La clémentine a d’abord été considérée comme un hybride entre le mandarinier (Citrus deliciosa Ten.) et une variété de bigaradier à feuille de saule (Citrus salicifolia Raf. ‘Granito’). Ce dernier avait été importé d’Espagne comme porte-greffe pour les cultures d’agrumes. Toutefois des études récentes menées par la station INRA de San-Giuliano en Corse consacrée à l’agrumiculture, ont montré à partir de l’analyse des chromosomes qu’il s’agissait en réalité d’un hybride entre le mandarinier et l’orange douce (Citrus sinensis).

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