Les crozets sont une variété de féculents spécifiques à la Savoie. Ce sont de petits morceaux de pâte alimentaire, aplatie au rouleau et coupée en carrés à l’aide d’un couteau-hachoir spécifique, autrefois plutôt fabriqués à la maison.
Préparation
Très populaires en Tarentaise, la légende raconte qu’ils ont été développés dans la vallée de Celliers. Sa production est d’ailleurs faite à Moûtiers.
La recette traditionnelle savoyarde consiste à incorporer aux pâtes égouttées des lamelles de Beaufort.
Le nom viendrait du franco-provençal savoyard croé qui signifie petit, d’autres pensent qu’il proviendrait du bas latin crux, qui signifie croix et qui a donné le savoyard crwê, mais on trouve aussi différents termes comme croêze, croêju (Albertville), croezu (Annecy), croezet (Thônes), krozè (Oisans). À noter aussi la ressemblance de nom avec les Croxetti (en) (ou Corzetti (it)), des pâtes italiennes dont l’appelation provient de la petite croix gravée sur leur face.

Ce plat s’est ensuite répandu et il est difficile d’en déterminer l’origine exacte puisque chaque vallée connaissait des formes, des saveurs et des recettes originales accompagnées des produits de saison.
Au pays d’Allevard, à la frontière du Dauphiné et de la Savoie, la soupe de crozets constituait la nourriture exclusive des mineurs de fer selon le témoignage du minéralogiste Barthélemy Faujas de Saint-Fond. Peu auparavant une première recette de la soupe dite « touble » avait été publiée par Louis Lémery dans son Traité des aliments (réédité en 1755). Au moment de la fête des Morts, selon certains rites décrits par Arnold Van Gennep, des assiettes de soupe de crozets étaient portées dans les cimetières sur les tombes des disparus. Ces dernières portent une croix en guise de label.
Autres usages
Les crozets entrent dans la préparation de la croziflette, et éventuellement dans celle de la péla.