La nèfle du Japon, bibace, ou bibasse, est le fruit du Néflier du Japon (Eriobotrya japonica).

Description

C’est un fruit charnu de taille moyenne, de 3 à 7 cm de long, de forme générale ovoïde, à peau lisse, légèrement duvetée, un peu résistante, de couleur jaune orangé à maturité. La chair est très juteuse, fraîche, de saveur légèrement acidulée et de couleur variant du blanc à l’orangé. Sur le plan botanique c’est une baie.

Il contient des noyaux, en réalité des pépins assez volumineux, au nombre de 4 à 5, parfois moins du fait de l’avortement de certains ovules. Ces noyaux contiennent de l’acide cyanhydrique.

Les nèfles du Japon arrivent à maturité au printemps. Les arbres fleurissant en hiver, la maturation intervient au printemps plus ou moins tôt. En mars-avril au Maghreb, en mai-juin dans le sud de la France.

Utilisation

Le fruit

Il peut se consommer nature, ou en salade de fruits. On peut l’utiliser pour préparer des pâtisseries ou des confitures.

Les Mauriciens utilisent aussi les bibasses pour préparer des achards. Dans ce dernier cas, il ne faut pas les utiliser trop mûrs. À la Réunion, il est communément utilisé pour faire de la confiture, de la gelée ou du punch.

Le noyau

Comme les autres pépins de fruits des Rosaceae, les noyaux doivent leur amertume à l’amygdaline (hétéroside cyanogénétique) dont la toxicité est établie à des seuils relativement faibles qui lui vaut d’être classé comme “très toxique pouvant être mortel” par l’Université de Californie à Davis.

Certaines préparations de rhum arrangé, du rhum-bibase, utilisent ces noyaux en petite quantité, grillés ils seraient un substitut au café, on les utilise pour faire des liqueurs ou des gelées amères comme ceux des amandes. Des propriétés pharmacologiques sont démontrées chez le rat : anti glycémiques, limite le stress oxydatif rénal du à l’adriamycine

Les noms des nèfles et de leurs cousines

En Afrique du nord, la nèfle du Japon a, selon les régions, des noms divers : au Maroc « Mzah » en Algérie « Molèsse » ou « Mouz » autre part, « mchimcha », « zaârour ». Ce dernier terme désigne la nèfle du Japon mais aussi, de façon générique, plusieurs petits fruits charnus dont deux ont, en français, des noms qui dérivent du nom arabe « zaârour » : l’« azérole » des forêts tempérées, et l’« acerola », des forêts équatoriales. En Tunisie, la nèfle du Japon s’appelle « Bousaâ ». À Madagascar, on appelle ce fruit « pibasy ». En Grèce, il s’appelle « mousmoulo ». (μούσμουλο). Au Liban on l’appelle « akidéné ».

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