Theobroma grandiflorum (cupuassou) est une espèce de plantes dicotylédones de la famille des Sterculiaceae (ou des Malvaceae selon la classification phylogénétique), originaire d’Amazonie.
C’est un arbre proche du cacaoyer. Il est originaire du sud et du sud-est de l’Amazonie brésilienne, en particulier des régions du Pará et du Maranhao. Largement cultivé dans le nord du Brésil, les principales régions de productions sont le Pará, suivies de l’État d’Amazonas, du Rondônia et de l’Acre. Cette plante est également appréciée en Guyane où elle a été introduite par la communauté brésilienne.

Description
Le péricarpe solide forme une coque épaisse de 4 à 7 mm. Elle renferme une cinquantaine de fèves entourées d’une pulpe blanche mucilagineuse, acide et aromatique. Les fruits apparaissent à partir de janvier à mai et sont les plus grands de la famille.

Utilisations
Une boisson bolivienne à base de cupuaçu est exportée vers certains pays européens.
Les fèves du cupuaçu sont utilisées dans certaines régions du Brésil (vallées Solimões, Madeira, et Tocantins d’Amazonie) pour la confection d’une variété de chocolat, appelée localement cupulate. On utilise alors la même méthode que pour son cousin le cacaoyer. Le beurre de cupuaçu présente une forte teneur en acide linoléiquece qui abaisse son point de fusion.
On utilise le beurre de cupuaçu et sa pulpe en cosmétique et en médecine traditionnelle. Les propriétés antioxydantes du cupuaçu en ont fait un ingrédient pour certains produits cosmétiques. Certaines études scientifiques auraient démontré des propriétés médicinales pour traiter les maladies du tractus gastro-intestinal.
Le bois peut aussi être utilisé comme matériau de construction.
Polémiques sur la propriété intellectuelle
Au début des années 2000, le cupuaçu a été au centre d’un débat international sur la biopiraterie. La société japonaise Asahi Foods a déposé le nom “cupuaçu” pour usage exclusif. Des ONG brésiliennes et le gouvernement brésilien (Chambre des députés et Sénat) ont mené des efforts conjoints contre cette société, et sont parvenus à faire annuler cette inscription par l’Union européenne, le Japon et les États-Unis.
Mise en culture
Le cupuaçu apprécie une terre fine constituant un sol fertile, profond avec une bonne rétention d’eau et une bonne constitution physique avec un pH entre 6,0 et 6,5.
Il est possible de multiplier le cupuaçu à partir de boutures ou de semences.
Un arbre de 5 ans produit en moyenne 20 à 30 fruits par an. Un arbre mature en produit 60 à 70.
La chenille du papillon Macrosoma tipulata (Hedylidae) peut constituer de sérieux ravages sur le feuillage des cupuaçus.
Synonymes
Selon Catalogue of Life (21 novembre 2016) :
- Bubroma grandiflorum Willd. ex Spreng.
- Deltonea lactea Peckolt
- Guazuma grandiflora G.Don
- Theobroma macrantha Bernoulli
- Theobroma speciosa Willd. ex Mart.
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